Quelle pièce d’or acheter sans surpayer la prime ?

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Vous souhaitez acheter une pièce d’or sans payer une prime excessive ? Entre le 20 francs Napoléon, le Vreneli ou encore la Maple Leaf, le choix du millésime, du poids et de la popularité de la pièce influence directement son prix. Votre choix doit être orienté en fonction de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre budget. Voici notre sélection des pièces d’or à privilégier pour investir dans l’or et limiter la prime.

Pièces

Pays

Poids d’or fin

Titres/pureté

Type de profil adapté

20 Francs Napoléon

France

5,81 g

900 millièmes

Débutants qui veulent acheter une pièce très connue en France

20 Francs Vreneli

Suisse

5,81 g

900 millièmes

Investisseurs qui souhaitent diversifier avec une pièce européenne reconnue

Souverain

Royaume-Uni

7,32 g

916,7 millièmes

Investisseurs qui recherchent une pièce connue sur les marchés internationaux

Demi-Souverain

Royaume-Uni

3,66 g

916,7 millièmes

Investisseurs disposant d’un budget plus limité et souhaitant acheter de petites quantités d’or

Krugerrand 1 once

Afrique du Sud

31,10 g

916,7 millièmes

Investisseurs qui privilégient une pièce reconnue dans le monde entier

Maple Leaf 1 once

Canada

31,10 g

999,9 millièmes

Investisseurs qui recherchent une pièce moderne avec une pureté maximale

American Eagle 1 once

États-Unis

31,10 g

916,7 millièmes

Investisseurs qui souhaitent détenir une référence très connue sur le marché américain

20 Dollars US Liberty

États-Unis

30,09 g

900 millièmes

Investisseurs attirés par les pièces historiques et souhaitant diversifier leur patrimoine

50 Pesos

Mexique

37,50 g

900 millièmes

Investisseurs capables de mobiliser un budget plus important sur une seule pièce

1 Ducat François-Joseph

Autriche

3,44 g

986 millièmes

Investisseurs qui souhaitent acheter de petites quantités d’or sur une pièce historique

Notre sélection ne cherche pas l’exhaustivité. Elle privilégie les pièces qui bénéficient d’un marché secondaire suffisamment développé, en France ou à l’international, pour faciliter leur revente.

Le Napoléon et le Vreneli sont très proches sur le plan technique. Tous deux appartiennent à la tradition monétaire de l’Union latine et contiennent la même quantité d’or fin. Leur différence tient surtout au marché sur lequel ils sont négociés et aux habitudes des acheteurs.

La Maple Leaf affiche, quant à elle, le titre d’or le plus élevé de notre sélection. Sa forte pureté la rend toutefois plus sensible aux rayures et aux marques de manipulation. Une pièce abîmée peut être moins facile à revendre dans les meilleures conditions. Évitez donc de la manipuler inutilement et privilégiez un conditionnement protecteur ou un stockage adapté.

La majorité des pièces présentées dans notre sélection sont disponibles chez Gold Avenue, une plateforme spécialisée dans l’achat et le stockage de métaux précieux. Vous pouvez y consulter les cours, comparer les primes et vérifier les conditions d’achat avant de passer commande.

Quelle pièce d’or choisir selon votre budget et votre objectif ?

Le choix dépend surtout de votre budget, de votre horizon de placement et de la facilité avec laquelle vous souhaitez pouvoir revendre.

  • Premier achat avec un budget limité : le 20 Francs Napoléon offre un format accessible et bénéficie d’une bonne notoriété sur le marché français.
  • Diversifier hors de France : le Souverain britannique et le 20 Francs Vreneli sont deux pièces reconnues sur les marchés européens et internationaux.
  • Privilégier une forte pureté : la Maple Leaf affiche un titre de 999,9 millièmes. Elle demande toutefois davantage de précautions lors de la manipulation.
  • Investir une somme importante en une fois : l’American Eagle ou le 50 Pesos permettent de concentrer une quantité importante d’or sur un nombre limité de pièces.
  • Acheter régulièrement : les Napoléons peuvent convenir à une stratégie d’achats progressifs. Vous répartissez ainsi vos achats dans le temps plutôt que d’investir toute votre somme au même moment.

3 critères à vérifier avant d’acheter une pièce d’or

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Les sélections de pièces en ligne détaillent souvent l’histoire des monnaies (Napoléon Bonaparte, feuille d’érable canadienne, Ange de l’Indépendance mexicain). Ces éléments peuvent être intéressants, mais ils ne suffisent pas à déterminer si une pièce est adaptée à un investissement. Seuls trois critères permettent de départager deux pièces contenant une quantité d’or identique :

  • La prime : elle correspond à l’écart entre la valeur de l’or contenu dans la pièce et son prix de marché. Elle peut notamment refléter les coûts de frappe, de distribution, ainsi que l’offre et la demande.
  • La liquidité : une pièce très répandue bénéficie d’un marché secondaire plus actif et de références de prix plus faciles à trouver. En revanche, une pièce rare peut être plus difficile à revendre et peut nécessiter le recours à un marché de spécialistes.
  • Le régime fiscal : il peut modifier le montant net récupéré lors de la revente, notamment selon le régime d’imposition applicable et les justificatifs disponibles.

L’effigie, le millésime ou le design ne relèvent que de la numismatique, une discipline bien différente assortie d’autres risques.

La prime à l’achat des pièces d’or

Vous ne pouvez pas agir sur le cours de l’or. Néanmoins, vous pouvez choisir le niveau de prime que vous acceptez de payer pour une pièce. Cette différence peut considérablement peser au moment de la revente. Le calcul de base est simple : la valeur de l’or contenu dans une pièce correspond à son poids d’or fin multiplié par le cours de l’or.

Le vendeur ajoute ensuite une prime à cette valeur. Elle correspond à la différence entre la valeur de l’or contenu dans la pièce et son prix de vente. À titre d’exemple, les pièces courantes proposées par un distributeur comme Gold Avenue affiche des primes comprises entre 6 et 7 %.

La prime peut toutefois augmenter lorsque la demande progresse plus vite que l’offre disponible. Celle du Napoléon a ainsi atteint 50 % pendant la crise financière de 2008. Au printemps 2025, elle variait encore de 7 à 40 % selon les millésimes.

Pour simplifier, supposons que la prime soit calculée comme un pourcentage ajouté à la valeur intrinsèque du métal.

Prime payéeOr obtenu pour 10 000 €Écart par rapport à 5 %
5 %9 524 € de valeur en métalRéférence
7 %9 346 €178 € de moins
25 %8 000 €1 524 € de moins
40 %7 143 €2 381 € de moins

Avec un budget de 10 000 €, acheter une pièce avec 40 % de prime signifie obtenir 2 381 € de moins en valeur d’or qu’en achetant avec une prime de 5 %. Cette différence est déjà là au moment de l’achat. Une simple hausse du cours ne suffit donc pas forcément à la compenser rapidement.

Il faut aussi penser à la revente. Un professionnel qui rachète ses propres pièces peut par exemple proposer un prix inférieur de 1 à 2 % au cours spot. Avec une prime d’achat de 7 % et une revente à 1,5 % sous le cours de l’or, le métal doit progresser d’environ 8,6 % pour que l’opération atteigne son point d’équilibre.

Vous devez tenir compte de cet écart avant d’acheter de l’or physique, en particulier si vous envisagez une revente à court terme.

Le piège des petites pièces d’or à faible prix d’entrée

Quand le cours de l’or grimpe, on entend souvent le même conseil : achetez des petits formats, comme un dixième ou un quart d’once. Ils sont effectivement plus accessibles à l’achat. Mais cela ne signifie pas qu’ils offrent le meilleur rapport quantité d’or/prix.

Une partie des coûts reste liée à la fabrication, au conditionnement et à la distribution de la pièce, quelle que soit la quantité d’or qu’elle contient. Ces frais pèsent donc davantage sur une petite pièce que sur un format plus important.

Chez Gold Avenue, par exemple, vous devez comptez environ 3 à 5 % de prime sur les grands lingots, 4 à 6 % sur les lingotins et 6 à 7 % sur les pièces courantes. La prime peut dépasser 10 % lorsqu’intervient une dimension numismatique .

Le principe est simple : fractionner son investissement a un coût. Ce choix peut néanmoins avoir du sens si vous souhaitez pouvoir revendre une partie de votre or sans toucher au reste. À l’inverse, si vous investissez sur le long terme sans prévoir de ventes partielles, un format plus important peut généralement permettre d’obtenir davantage d’or pour un même budget, lorsque sa prime est plus faible.

Sur le marché français, le 20 Francs Napoléon peut notamment être intéressant pour fractionner une détention d’or, grâce à son format et à sa forte notoriété auprès des acheteurs.

La fiscalité de l’or d’investissement

Contrairement à l’argent, le platine ou le palladium, l’or d’investissement est exonéré de TVA à l’achat, en France comme dans l’ensemble de l’Union européenne. À poids égal, cette exonération de TVA à l’achat donne un grand avantage à l’or d’investissement par rapport aux autres métaux précieux.

À la revente, deux régimes peuvent s’appliquer. Le premier est la taxe forfaitaire sur les métaux précieux, calculée sur le prix de vente et non sur la plus-value réalisée. Le second est le régime des plus-values sur les biens meubles. Dans ce cas, l’imposition porte sur le gain réellement réalisé, avec un abattement lié à la durée de détention. La plus-value peut être totalement exonérée après 22 ans de détention.

Le choix du régime des plus-values suppose toutefois de pouvoir justifier la date et le prix d’acquisition. Une facture nominative peut être un justificatif utile, mais ce n’est pas le seul document pouvant être accepté. Le BOFiP prévoit également d’autres moyens de preuve, comme certains actes, reçus ou documents permettant d’établir l’acquisition.

Une confusion fréquente consiste à appliquer aux pièces d’or le seuil de 5 000 € prévu pour certaines ventes de bijoux, d’objets d’art, de collection ou d’antiquité. Ce seuil ne constitue pas une exonération générale applicable aux métaux précieux. Ne construisez donc pas votre stratégie de revente sur ce seuil.

Les pièces d’or à éviter pour limiter les frais

Savoir quelles pièces acheter, c’est aussi savoir lesquelles laisser de côté. Certaines peuvent compliquer la revente ou augmenter inutilement vos coûts. Si votre objectif est de détenir un actif relativement facile à revendre, soyez particulièrement attentif aux quatre catégories suivantes :

  • Les pièces distribuées par un seul acteur : leur diffusion reste limitée et leur marché secondaire peut être très restreint en dehors de l’enseigne qui les commercialise. Vous risquez alors de dépendre d’un seul acheteur, qui détermine ses propres conditions de rachat. Avant de suivre une sélection publiée en ligne, vérifiez toujours qui la propose et qui commercialise les pièces recommandées.
  • Les pièces de collection et les millésimes rares : pour un premier achat, mieux vaut éviter les pièces dont le prix dépend de la rareté ou de l’état de conservation. Vous ne payez alors plus seulement la valeur de l’or, mais aussi une prime numismatique. Leur revente repose également sur un marché de spécialistes. Ce type de pièce peut avoir sa place dans une collection, mais demande davantage de connaissances.
  • Les pièces achetées entre particuliers sans justificatifs : une transaction sans facture, certificat ou conditionnement sécurisé augmente les risques de contrefaçon, de surévaluation et de difficultés fiscales lors de la revente. L’économie réalisée à l’achat ne compense pas forcément ces risques.
  • Les bijoux, dents en or et objets divers : ces produits ne sont pas considérés comme des pièces d’or d’investissement. Ils sont valorisés selon leur poids et leur teneur en or, avec une éventuelle décote liée à la fonte et au traitement du métal. Les plateformes spécialisées dans l’investissement en or ne les reprennent donc pas nécessairement dans les mêmes conditions que les pièces d’investissement.

Pour un premier achat, privilégiez les pièces largement négociées et facilement identifiables. Vous réduirez ainsi les difficultés au moment de la revente.

Où acheter ses pièces d’or en toute sécurité ?

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Le prix affiché ne suffit pas pour comparer deux vendeurs d’or. Regardez aussi ce qui se passe lorsque vous voudrez revendre. Vous pouvez vous tourner vers les acteurs spécialisés dans la vente d’or physique en ligne, comme Gold Avenue, Or.fr, ou AuCoffre.

Avant de passer commande, prenez quelques minutes pour vérifier les points suivants :

  • Demandez une facture nominative indiquant la date d’achat, le poids et le prix payé.
  • Vérifiez l’authenticité et le conditionnement : selon la pièce, cela peut notamment passer par un scellé, un certificat ou d’autres garanties proposées par le vendeur.
  • Comparez la prime avec le cours spot du jour, plutôt qu’avec le seul prix affiché par un autre vendeur.
  • Lisez les conditions de rachat avant l’achat : frais, décotes, pièces acceptées et modalités de livraison peuvent varier d’un professionnel à l’autre.
  • Vérifiez les conditions de stockage si vous ne souhaitez pas conserver vos pièces chez vous. Demandez notamment si les métaux sont individualisés et si vous disposez d’un justificatif établissant votre propriété.
  • Contrôlez les garanties du vendeur : identité de l’entreprise, coordonnées, conditions générales et modalités de réclamation doivent être facilement accessibles.

Comparez systématiquement le prix d’achat et les conditions de revente. Une pièce légèrement moins chère à l’achat peut finalement coûter davantage si sa revente entraîne des frais ou des contraintes supplémentaires.

Notre approche pour acheter des pièces d’or

Nous commencerions par des Napoléons 20 Francs, achetés en dehors des pics de tension. Dans quelle situation ? Celle d’un épargnant qui veut consacrer 5 % à 10 % de son patrimoine financier à l’or physique, dans une logique d’assurance et non de performance, avec un horizon d’au moins dix ans. 

Pourquoi cette pièce précisément ? Parce que le 20 Francs Napoléon dispose en France d’un marché secondaire bien établi et d’une forte notoriété auprès des acheteurs d’or physique. Son poids modeste de 5,81 g d’or fin permet en outre de céder par petites tranches sans liquider l’ensemble. Combien y placerions-nous ? Pas plus de 10 % de notre épargne investie. L’or ne verse aucun revenu et n’entre en jeu que comme contrepoids aux actifs risqués.

En outre, nous n’achèterions pas une pièce avec une prime de 40 % simplement parce que le cours de l’or fait la une des médias. Nous éviterions également de multiplier les très petits formats si nous n’avons aucune raison de revendre notre or par petites sommes.